Mon travail s'ancre sur un questionnement autour du tableau, au-delà de sa forme traditionnelle et de la tendance, qui lui est associée, à percevoir le tableau comme une simple surface d'inscription. À savoir, un tableau, de par l'épaisseur de son châssis est un objet qui est toujours dans cette tension: un plan qui tend à s'extraire du mur, un objet collé au mur. On peut donc dire, que dans sa forme même, le tableau porte la problématique récurrente de la peinture : la surface et la profondeur (figurée ou réelle). Et c'est cet entre-deux, une peinture qui s'appuie et part du mur pour s'en extraire, exhibant ainsi sa matérialité et ses dessous, qui constitue le lieu, l'espace de mon travail. De là, se met en place un questionnement du caractère plat de l'image au double sens de planéité et de platitude à travers une pratique de la peinture jouant sur les notions de torsion et de décollement. |