Vendredi 23 octobre au Campus Mazier - Université Rennes II à 20h30 Amphithéâtre 4 2 Avenue Antoine Mazier 22000 Saint Brieuc
Le Collectif des Artistes Plasticiens des Côtes d'Armor Invite JEAN-PHILIPPE DOMECQ CONFERENCE-DEBAT Jean-Philippe Domecq interviendra à partir de sa trilogie de l’art du contemporain : - Artiste sans Art ? – Misère de l’art (Essai sur le dernier demi-siècle de création) – Une nouvelle introduction à l’art du XXème siècle
- Artistes sans art ? « Il reste très difficile de parler librement d’art contemporain, c’est-à-dire sans a priori, sans souscrire aux croyances idéologiques d’une critique d’art toujours plus spéculative qui, à côté de chefs d’œuvre, a promu d’étranges choses. Il sera donc question ici d’inflation verbale et financière sur le marché de l’art ; et surtout de la faveur intellectuelle dont ont bénéficié Warhol, Buren, entre autres cas. Pour comprendre comment ces figures d’artistes ont pris place dans le musée du XXème siècle, il faut chercher les causes loin en amont. Ce livre s’arrêtera donc à quelques étapes de l’art moderne pour, en fonction de leurs résultats, apprécier la validité de certaines prescriptions idéologiques des avant-gardes. Au bilan : l’art moderniste semble aujourd’hui connaître une crise. Le conflit n’est plus entre passé et avenir, et l’issue est par-delà les deux académismes du Retour et du Récent. »
- Misère de l’art (Essai sur le dernier demi-siècle de création) « Jean-Philippe Domecq fait partie de ces esprits libres qui portent un regard lucide et sans parti pris sur la création artistique contemporaine et démontent la part croissante d’imposture dont elle est victime ; il décrit ici la manière dont s’est mis en place cet ensemble de productions vides – poubelles renversées, trous creusés dans le sol, ampoules de 60 watts - , pourtant fondées sur les intuitions géniales des grands inventeurs du début du XXème siècle, au premier rang desquels Marcel Duchamp. Analysant le rôle du discours critique qui les justifie auprès d’institutions reproduisant à l’identique les mêmes choix, il multiplie brillamment les réflexions en s’appuyant sur les œuvres qu’il commente. Avec une verve polémique incontestable, mais sans sectarisme ni a priori, et, surtout, sans nostalgie passéiste : loin de prôner un retour à on ne sait quel « âge d’or », il dénonce simplement les conformismes de notre époque et appelle les artistes réellement novateurs à créer aujourd’hui l’art de demain. »
- Une nouvelle introduction à l’art du XXème siècle « Qui sait si Bonnard ne parlera pas plus aux générations futures que son ami Matisse, aujourd’hui plus célèbre car plus expérimentateur, mais moins subtil ? Qui sait si Les Demoiselles d’Avignon de Picasso, dans leur audace, ne touchent pas moins juste que la statuaire africaine dont il s’est inspiré ? Combien plus saisissantes sont les déformations opérées par le même Picasso dans ses œuvres érotiques. Et plus plastiques encore celles de Bellmer. Et les collages de Max Ernst plus formalistes que ceux des cubistes. Qui sait si Magritte, en peignant platement, n’est pas allé plus loin dans l’art philosophique que les artistes conceptuels, qui ont refusé la peinture jugée trop traditionnelle ? Et le ready-made était-il si riche d’avenir, quand Duchamp résolvait les problèmes qu’il a posés dès L’Urinoir ? Qui sait si Rothko, de Staël et Pollock, en plongeant éperdument dans le « grand vide blanc » où s’étaient lancés les pionniers de l’abstraction, n’ont pas été emportés avec elle ? Dans quelle mesure, et comme jamais, l’art occidental au XXème siècle aura-t-il été bouleversé par la part autre ? Arts de l’Afrique, de l’Orient ; art des premiers âges, depuis Lascaux ; « art des fous » ; et cette part autre de l’inconscient dont la découverte à permis d’explorer, comme jamais là encore, le continent du désir. Tels sont quelques-uns des points de vues et réévaluation que propose ce livre en vertu de la plus ou moins forte intensité des œuvres et d’une critique d’art qui souhaite dépasser tout discours normatif. Pour ouvrir à une histoire de l’art du XXème siècle qui, apparemment écrite, est loin de l’être. Sans totems ni tabous. »
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