FEUX DE DIEU
Marche ou crève, feu de dieu, monte-en-l’air in invincible Tes chevilles sont ailées, mes pieds lestés de plomb. Va tout droit jusqu’au bout, à l’entrée du donjon Mais reste, pour mon œil, l’inévitable cible.
Au ciel de Montségur, je te serai visible, Au pied de Quéribus, je serai vigneron, A Peyrepertuse, la Dame Déraison Te fera le baiser de l’amour impossible.
Reviens à Cucugnan, l’hôtesse au mollet rond Te gâtera sans fin de douceurs indicibles, Les lettres du moulin te deviendront lisibles.
Il tourne encore ses ailes, posé sur une bible. Alors, le bon curé me rendra bien risible, M’incendiant la crâne d’un coup de goupillon.
A Cucugnan, le 23 septembre 2008
C’est ce sonnet écrit une nuit sur les hauts lieux de l’histoire du catharisme qui a été l’étincelle déclenchante de mon bûcher particulier. Le long développement de BRASERO est devenu dans son avancée progressive une fantaisie très libre sur la condition humaine terminée en DANSE MACABRE, cheminement inverse de MARIE GALANTE aux CHAMPS LIBRES à RENNES – Une folie douce – Dans l’évolution de la pensée, le clin d’œil à l’actualité brûlante n’échappera à personne. |