La tentation du paysage L'atelier est une cave sombre. Un soupirail disjoint joue avec les effets du jour. On ne voit pas directement dehors, mais on perçoit le mouvement des ombres. C'est là qu'on été inventés les grands dessins noirs, par besoin de lumière et de mouvement. Rapidement posés, parfois à deux mains, le noir et le blanc s'animent, transforment et structurent la surface en un nouvel espace. C'est comme un paysage qu'on découvre, sans lieu précis, mais reconnaissable. A un autre moment, une humeur différente donnera lieu à un nouvel effet. Mais la multiplication de ces images mentales ne saurait durer sans que l'anecdotique ne finisse par s'imposer. Sous cette forme, la série a donc été arrêtée. Plus tard, un autre ensemble s'est constitué avec la même obsession de la lumière, en évitant la figuration. Une grande marge noire comprime un rectangle gardé en réserve au centre. Les tonalités des pigments s'associent au blanc du papier pour créer une sensation lumineuse. Il m'a fallu du temps pour comprendre que c'était le soupirail que je transposai à chaque fois. biographie Né en 1948 dans les Côtes d'Armor Professeur certifié puis agrégé d'Art plastiques 1970-1971 : deux expositions de jeunesse en Bretagne Ses vingt cinq années suivantes sont consacrées à la pédagogie dans une autre académie. Pendant ce temps la production artistique personnelle presque ininterrompue s'est accumulée en sous-sol. 1992.1996 : quatre expositions permettent d'exposer une partie des travaux réalisés. 1998 : Retour en Bretagne Depuis lors, une vingtaine d'expositions seules ou en groupe dont : 2000 : Château de Beaumanoir à Evran 2002 : Biennale des Côtes d'Armor 2003 : Maison internationale des artistes et écrivains à St Malo 2004 et 2005 : Galerie d'Art à vocation pédagogique du Collège de PLEMET 2007 : Participation à l'exposition départementale du Château de La Roche Jagu. Jean-Paul Dupas explore plusieurs directions en utilisant des techniques et supports variés. Le dessin reste son moyen d'expression privilégié comme une distillation du réel et comme le moment où coïncident nécessairement la sensation et l'expression.
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