A propos du jury de sélection 2011. On est en droit de penser, et donc d'attendre, que des artistes, qui présentent un dossier pour une sélection à une Biennale à dimension et vocation désormais nationales, aient une conscience aiguë de leur acte. Il s'agit d'un engagement. Celui d'une exigence artistique professionnelle qui induit et impose discernement et réflexion. Trop de dossiers de candidature sont d'une désinvolture, voire d'une indigence qualitative et quantitative irrecevables (3 ou 4 feuillets à la volée) sur le fond comme sur la forme. Ce qui est un comble en l'occurrence! Certains ne se posent même pas la question de savoir si il y a quelque chose de dit, de lisible (et même de visible), de montré et de montrable. Il y a là une dévalorisation intrinsèque des enjeux. L'Art a bien besoin au contraire, et surtout en ce moment, de faire face avec force à la négation ambiante dont il est victime au plan politico-culturel. Le dossier doit nécessairement, car professionnellement avoir la qualité d'un dossier de presse ou d'un book personnel.
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