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Un regardeur : « L’image se met en quatre ». Par les hasards de l’automatisme, elle se mettra en vingt-deux. Merci la polysémie pour cet hommage au département des Côtes d’Armor où j’ai le bonheur de vivre. Lisons l’image. Ouvrons-la comme nous ouvririons un livre. Elle se répète, développe ses thèmes, progresse, révèle son implicite, sa réalité, nous emporte ; ça bouge. Serions-nous passés de l’autre côté du miroir ? A l’envers, à l’endroit, un récit de voyage exploratoire. L’image s’écarte, carre, contrecarre et éclate en douze inversages renversables, puisqu’ils sont carrés. Poursuivons le jeu et lisons, élisons neuf images qui assemblées s’inscriront dans un carré. Disposons-les : ceci n’est qu’une proposition. Il en existe de nombreuses autres dont la vôtre : adoptez votre propre parcours ; entrez ainsi dans le domaine de “la représentation” - d’ailleurs induite par les deux procédés utilisés pour réaliser les images : l’inversage, l’assemblage – installez-vous et progressez par vous-même, fort de ce droit inaliénable de la liberté d’interprétation, dans le territoire sans frontière de l’imaginaire. La représentation n’est jamais la même, diffère d’un regardeur à un autre : la mise en scène à la limite est faite pour une seule représentation, un seul aboutissement, comme le voulait Antonin Artaud.
L’essor net
L’onde murmure or On n’a pas d’oreilles Le son net éclaire Alors ayons l’œil Du monde à l’envers Voyons l’insonore
Xavière Morvan |
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